SauvegardeIntermédiaire
La sauvegarde — stratégies et outils
Mis à jour le 1 juillet 2026#sauvegarde#3-2-1#Veeam#Bareos#restauration
Pourquoi sauvegarder ?
Pour se protéger d'une panne matérielle, d'une erreur humaine, d'un rançongiciel ou d'un sinistre. Deux indicateurs cadrent le besoin :
- RPO (Recovery Point Objective) : quelle perte de données on tolère (→ fréquence des sauvegardes).
- RTO (Recovery Time Objective) : en combien de temps on doit être remis en service.
La règle 3-2-1
Le standard de référence :
- 3 copies des données,
- sur 2 supports différents,
- dont 1 conservée hors site (hors ligne, contre le ransomware).
Types de sauvegarde
| Type | Ce qui est sauvegardé | Restauration |
|---|---|---|
| Complète | toutes les données | rapide (1 seul jeu) |
| Incrémentale | ce qui a changé depuis la dernière sauvegarde | lente (complète + toutes les incrémentales) |
| Différentielle | ce qui a changé depuis la dernière complète | moyenne (complète + dernière différentielle) |
💡 L'incrémentale économise le plus d'espace mais complique la restauration ; la différentielle est un compromis. On combine souvent : une complète hebdomadaire + des incrémentales quotidiennes.
Les outils courants
| Outil | Usage |
|---|---|
| Veeam | sauvegarde de VM (VMware, Hyper-V), référence en entreprise |
| Bareos / Bacula | libre, architecture client-serveur, parc hétérogène |
| Restic / Borg | CLI, déduplication et chiffrement, idéal serveurs Linux |
| rsync | synchronisation simple de fichiers (pas un vrai outil de versions) |
Le réflexe qu'on oublie : tester la restauration
Une sauvegarde jamais testée est une sauvegarde en laquelle on ne peut pas avoir confiance. On vérifie régulièrement qu'une restauration fonctionne.
⚠️ Rappel : un snapshot n'est pas une sauvegarde — il dépend de la machine d'origine. Une vraie sauvegarde est indépendante et idéalement hors ligne.